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Baromètre industriel du Jura bernois

 

Anticipation des dynamiques industrielles et clé de lecture

Phase déterminante pour l’industrie de l’Arc jurassien

La Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP), la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie (CNCI), la Chambre jurassienne du commerce et de l’industrie (CCIJ) et la Chambre économique Bienne-Seeland (WIBS) dressent conjointement un état des lieux de l’industrie de l’Arc jurassien et de ses enjeux. Les quatre institutions de représentation de l’économie ont confronté leurs différents outils et leurs méthodes pour obtenir une vision du domaine secondaire de la région, soumis à de fortes pressions depuis plus de deux ans. Si certains indicateurs suggèrent l’arrêt de la dégradation, les plus petites unités continuent de subir des lésions qui enraient leur compétitivité, malgré une volonté nette de relever les défis de la digitalisation. « La conjonction temporelle d’une phase conjoncturellement délicate et de besoins d’investissement importants pour suivre le rythme des mutations industrielles (4.0, IoT, digitalisation) doit préoccuper les consciences » déclare Patrick Linder, directeur de la CEP.

La Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP), la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie (CNCI), la Chambre jurassienne du commerce et de l’industrie (CCIJ) et la Chambre économique Bienne-Seeland (WIBS) joignent leurs efforts pour donner des clés de lecture et des éléments de compréhension du secteur secondaire de l’Arc jurassien, domaine principal de l’économie régionale. Collaborant régulièrement de différentes manières, les quatre institutions ont croisés leurs instruments et leurs analyses pour établir un état des lieux de l’industrie et décrypter ses enjeux dans cette phase cruciale.

La démarche portée par la CEP, la CNCI, la CCIJ et la WIBS s’inscrit dans un contexte d’interrogation marquée du domaine industriel. Le choc monétaire lié à la décision de la BNS d’abandonner le taux plancher et le net ralentissement de l’horlogerie ont d’ores et déjà engendré des conséquences importantes pour le tissu industriel régional. Plus vulnérables, les petites entreprises sont particulièrement exposées et ont vu leurs trésoreries fondre. « Sans reprise distinctive, le sort d’acteurs industriels modestes mais stratégiques comme des fournisseurs spécialisés paraît être en jeu dans les mois qui viennent » commente Florian Németi, directeur de la CNCI. L’arrivée à échéance des délais-cadre de chômage partiel ouverts par bon nombre d’entreprises en 2015 est susceptible d’avoir un incidence marquée sur les places de travail et le taux de chômage dans le deuxième trimestre 2017. « Dans cette situation, la nécessité de donner de la lisibilité aux problèmes de l’industrie de la précision et aux petites entreprises se renforce particulièrement parce qu’ils sont incomplètement cernés » complète Jean-Frédéric Gerber, directeur de la CCIJ.

Etats des lieux de l’industrie de l’Arc jurassien

Outil subjectif de compréhension des dynamiques du secteur secondaire, le baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP) suggère un relâchement de la pression exercée depuis 24 mois pour le deuxième trimestre 2017. Les anticipations des entrepreneurs au niveau du volume d’affaires révèlent une timide amélioration, surtout pour les plus grandes entreprises. Le niveau de fonctionnement du système reste néanmoins trop bas pour assurer à long terme le niveau de déploiement actuel du tissu industriel. Au niveau des attentes en matière de résultats financiers, une légère amélioration semble se profiler. Ce paramètre confirme la perception d’un éventuel point d’orgue dans l’affaissement conjoncturel des deux dernières années. Plus préoccupantes, les capacités d’investissement restent faibles et sont dramatiquement impactées chez les petits acteurs de moins de 50 employés. Cet indicateur souligne à lui seul l’érosion de la compétitivité, rappelle les répliques prévues dans un cycle de trois à cinq ans dans le domaine de la concurrence et confirme que le sort de certaines entreprises, dont certaines occupent des rôles de premier plan dans la chaine de construction de valeur, est en jeu à moyen terme.

Les indicateurs choisis par la CNCI révèlent pour leur part une tendance généralisée à la baisse dans les domaines des investissements prévus et réalisés, dans l’emploi effectif et prévisionnel et, sans surprise, dans la marche des affaires. Ils complètent le tableau brossé par le baromètre industriel de la CEP et montrent que les préoccupations des entreprises restent axées avant tout sur la situation économique générale (71% des répondants) ainsi que sur la concurrence (41%) et la recherche de nouveaux clients (36%), ces inquiétudes étant directement liées à une situation conjoncturellement périlleuse.

Le cas de l’industrie à Bienne et dans le Seeland, une partie importante de l’industrie de l’Arc jurassien, correspond à cette configuration dans laquelle les entrées de commandes se maintiennent sans être suffisantes ;  le prolongement de cette situation affaiblit les entreprises et leurs capacités à innover tout en menaçant les places de travail. « Une approche qualitative confirme cette analyse et met en évidence la sensibilités des petites entreprises et leurs difficultés, d’abord financières, pour rester compétitives dans le moyen terme. Dans le secteur secondaire, les entreprises plus grandes ont aussi subi des dégâts importants » détaille Gilbert Huersch, directeur de la WIBS.

Défis : financer l’innovation et la digitalisation

Les éléments de compréhension des dynamiques industrielles proposés conjointement par les quatre Chambres de l’Arc jurassien mettent en exergue les problématiques auxquelles le secteur industriel est confronté. Si la force du franc demeure une composante permanente au-delà du choc monétaire de 2015, le ralentissement de l’horlogerie génère un nouveau champ de difficultés qui s’est propagé dans l’ensemble du système de production horloger. La diminution marquée des capacités d’investissement, et donc d’innovation, prédit une réduction de la compétitivité des entreprises.

Dans le même temps, le domaine industriel connaît à l’échelle mondiale une série d’évolutions rapides liées à la digitalisation des activités et promettant de nouveaux paliers de productivité. A ce titre, les enquêtes de la CNCI montrent qu’en termes de digitalisation, près de la moitié des entreprises ayant répondu considèrent que la donne de leur secteur d’activité va être modifiée et que les investissements seront opérés dans le domaine des procédés pour ce qui concerne l’industrie. Concrétisation de mutations en cours depuis quelques années déjà, les progressions d’efficacité attendues nécessitent cependant un financement et un engagement immédiat que le contexte actuel refuse à certaines PME, principalement les plus petites. Cette configuration particulière nécessite ainsi des mesures immédiates aux yeux de la CEP, de la CNCI, de la CCIJ et de la WIBS. Des projets construits pour répondre à ces défis à court terme ont d’ailleurs été déjà initiés (Digital roadmap de la WIBS, initiative numérique de la CNCI, projets industriels de la CEP) mais s’avèrent nettement insuffisants pour constituer une réponse péremptoire. Dans ce contexte, les initiatives menées à l’échelon fédéral pour augmenter la durée d’indemnisation des RHT, soutenir les entreprises formatrices en prenant en charge le salaire des maîtres d’apprentissage lors des périodes chômées ou appuyer les PME innovantes en leur permettant de disposer de toutes leurs ressources de R&D lors de périodes difficiles restent d’une actualité brûlante. Si le passage à une durée d’indemnisation de 24 mois dans les délais-cadre de chômage partiel pourrait sauvegarder quelques sociétés de l’Arc jurassien dans les mois qui suivent, le soutien direct à l’innovation mis en œuvre dans les PME s’impose comme un axe stratégique des prochaines années.

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