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Baromètre industriel du Jura bernois

 

Anticipation des dynamiques industrielles et clé de lecture

Renforcement de la confiance en dépit d’un franc toujours trop fort

Le baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP) indique un regain de confiance dans le tissu industriel de l’Arc jurassien à moyen terme, malgré la persistance d’effets monétaires dommageables et de capacités d’investissement insuffisantes, notamment dans les plus petites entreprises. Cet outil subjectif de compréhension confirme ainsi la tendance de stabilisation d’ensemble dont les prémices sont perceptibles depuis une demi-année bientôt. « Cette consolidation s’effectue cependant à un volume d’entrées de commandes demeurant inférieur aux besoins de l’industrie régionale dans son niveau actuel de déploiement et n’améliore pour l’heure aucunement les capacités d’investissement, fortement atrophiées, des entreprises dont le potentiel d’innovation reste ainsi affecté » précise Patrick Linder, directeur de la CEP. Dans cette phase de convalescence de l’industrie régionale stimulée par un frémissement horloger, la dynamique positive décelée ne concerne pas encore l’ensemble de la chaîne de production. Parallèlement, la force du franc suisse continue de déployer des effets pénalisants, dans plusieurs champs, pour l’ensemble des acteurs industriels.

Stabilisation nonobstant un investissement atrophié

Anticipant le troisième trimestre 2017, le sondage du baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP) met en évidence l’amélioration timide, mais désormais constante, des attentes des entrepreneurs depuis le début de l’année en termes de volume d’affaires. Les prévisions en matière d’entrées de commandes affichent ainsi une progression et confirment les tendances esquissées insensiblement depuis le premier trimestre 2017. L’amélioration modeste du volume d’affaire n’a en revanche qu’une incidence limitée sur les prévisions faites au niveau des résultats financiers qui demeurent pessimistes. Si la situation s’avère stable, les plus grandes entreprises attendent globalement de meilleures performances que les plus petits acteurs dont les trésoreries ont déjà payé un lourd tribut aux nombreux mois d’incertitude depuis janvier 2015.

Ce long cumul de mois commercialement difficiles, sans visibilité acceptable, se prolonge toujours de façon inquiétante sur le potentiel d’investissement, particulièrement pour les entreprises de moins de cinquante employés qui font état de capacités pratiquement inexistantes et de prévisions en diminution constante. L’atrophie des capacités d’investissement depuis plus de deux ans pose ainsi de manière incontestable la question de la pérennité de processus d’innovation dans les PME et, en dernier lieu, de la compétitivité des entreprises, mise à mal par cette phase difficile.

 

C’est enfin particulièrement le paramètre de la perception du développement de l’entreprise à moyen terme qui engendre un sentiment de confiance en cours de consolidation et de diffusion dans le tissu industriel régional, bien que tous les acteurs ne bénéficient pas encore d’effets de reprise. Si les signes discrets d’un regain d’activité se multiplient dans l’horlogerie, domaine d’application essentiel de l’industrie microtechnique, l’ensemble de la chaîne de production et du système interdépendant de l’industrie régionale ne profite pas, pour l’heure, de cette relance. Affichant une hausse nette dans leurs prévisions de développement, les plus grandes entreprises paraissent ainsi plus avantagées dans cette phase et affichent dans tous les indicateurs des anticipations plus positives que les petites unités.

Un franc trop fort continue de pénaliser les entreprises suisses

Interrogées sur les effets tangibles de la force de la devise nationale sur leurs activités plus de deux ans après la décision de la Banque nationale suisse (BNS) d’abandonner la défense du taux plancher du franc, les entreprises offrent un éventail de réponses démontrant que les effets monétaires sont largement sous-estimés, malgré l’absorption de certains d’entre eux, et qu’ils influent de manière encore très marquée sur la destinée des entreprises, y compris celles n’exportant pas dans la zone euro.

Directement déterminées par les effets de changes, les marges ont connu une érosion qui pose aux yeux de certains observateurs la question de la pérennité de l’activité industrielle en Suisse, bon nombre d’acteurs estimant que la profitabilité actuelle ne permet pas d’assurer un niveau d’investissement suffisant dans le long terme pour rester performant. La problématique déterminante de marges est liée directement au paramètre monétaire et influe en cascade, particulièrement sur les capacités d’investissement qui peinent à se régénérer. De plus, la tendance à opérer des investissements en euro s’avère préoccupante dans le cadre d’un système de production interdépendant comme celui de l’industrie microtechnique de l’Arc jurassien.

Pression sur les prix, perte de compétitivité sur les marchés de la zone euro, concurrence avantagée, perte de clients, les conséquences identifiées et confirmées d’une monnaie forte sont nombreuses, en dépit d’une reprise de la demande européenne dans certains domaines. Dans cette séquence de rétablissement de l’industrie régionale, un comportement trop volatil du franc suisse, valeur refuge face à un euro vulnérable, pourrait ainsi engendrer des conséquences graves pour l’industrie suisse et particulièrement celle de l’Arc jurassien qui attend la propagation à la majorité de ses acteurs d’un possible redémarrage de l’horlogerie.

« Les éléments de stabilisation mis en exergue par le baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois tempèrent enfin une situation s’aggravant sans interruption depuis deux ans et demi, mais ne résorbent ni les lésions occasionnées en termes de compétitivité et d’innovation, ni les contrariétés externe de l’industrie suisse », insiste Patrick Linder, directeur de la CEP. Une perception politique interprétant, en raison du relâchement de la pression, une résolution immédiate de la situation de la place industrielle constituerait une erreur d’appréciation dommageable et pourrait perturber la phase de recouvrement dans laquelle elle est entrée.

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