Revue de la CEP N° 118 - juillet 2010
Crise Mondiale quand le naturel revient au galop
Je suis un simple artisan spectateur des grands entrepreneurs, et acteur parmi les petits. Je suis à l’écoute des grands stratèges et conseils des plus avertis, et pourtant!
Dans cette période de turbulences économiques visibles dans notre village, notre ville, notre région, notre pays, ou dans lemonde entier, les vieux réflexes ressortent et sont toujours d’actualité. Que ce soit dans les PME ou dans le milieu des grands groupes, chaque acteur de l’économie parle de cohésion, de solidarité à tous les niveaux. Mais au moment de prendre des décisions stratégiques concrètes pour la survie de son entreprise, le naturel revient au galop: chacun tire ou du moins essaie de tirer la couverture à soi!
Ce vieux réflexe de survie, régulièrement banni dans les conférences de bonnes intentions, réapparaît au moment où il est question d’assurer la pérennité de l’entreprise, et devient un réflexe plus que d’actualité. Faut-il juger ces réflexes? C’est difficile à dire, puisqu’au final seul le résultat compte. Au risque de passer pour un irréductible ringard, ou pour un simpliste sans vision globale, ou toute autre forme de pseudo-fidélité de collégialité!
Au diable les formes de politesse de toutes natures, le capitaine qui voit son bateau couler se soucie en priorité de l’empêcher de sombrer à tout prix, avant de lever son regard vers l’horizon pour voir si d’autres doivent être secourus. Renforçons notre capacité d’autonomie pour assurer la pérennité de notre entreprise, petite ou grande, pour mettre en application notre savoir-faire et prévoir des alternatives propres à chacun de nos domaines, sans vouloir trop se concentrer sur les autres, sans vouloir donner des leçons non plus!
Nous sommes une nation de traditions: prenons exemple sur l’attitude de nos nains de jardin, placés autour de nos maisons et qui, même tout petits, gardent le sourire. Soyons humbles et restons des nains souriants, motivés et sans complexes au milieu des grands, qui aujourd’hui font la grimace! Gardons un maximum de positivisme dans nos actions et dans nos projets. La philosophie de voir avec plaisir le verre à moitié plein et oublier qu’il est aussi à moitié vide!
Pour relativiser les succès et les échecs, je peux vous confirmer que la femme et l’homme sont la force et le moteur de l’entreprise, et pour le bonheur de tous, il ne faut surtout pas oublier les trois conditions incontournables au bonheur:
– la santé…
– la santé…
– et encore la santé!
François Vorpe
Directeur de F. Vorpe SA
Membre du comité de la CEP
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