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Baromètre industriel du Jura bernois

 

Anticipation des dynamiques industrielles et clé de lecture

Franche reprise pour 2018 et besoins immédiats d’ingénieurs

Les indicateurs du baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP) attestent de l’inauguration d’une phase vertueuse dans laquelle fonctionne déjà actuellement la grande majorité des acteurs du secteur secondaire. Cet outil de compréhension des dynamiques industrielles met en outre en lumière la transmission des effets de reprise à l’essentiel du système de production interdépendant de l’Arc jurassien. « Les capacités d’investissement - et donc le potentiel fondamental d’innovation – ne sont cependant pas encore régénérées dans toutes les entreprises, notamment les plus petites. Ce constat rappelle que la sortie d’une période éprouvante n’est pas instantanée et que les lésions occasionnées nécessitent, dans certains cas, un temps considérable de recouvrement »  souligne Patrick Linder, directeur de la CEP. La poursuite de la séquence positive attendue pour les prochains mois reste simultanément inféodée au maintien du tonus horloger et à l’amenuisement des entraves monétaires. Cette reprise met en exergue les besoins en matière de compétences spécifiques au niveau des ingénieurs particulièrement dont l’apport demeure, en dépit de certaines mutations, capital.

Baromètre industriel, quatrième sondage 2017

 L’instrument de décryptage du secteur industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP) met à jour les grandes tendances du secteur secondaire en interrogeant quatre fois par année un panel d’entreprises représentatives de l’industrie de l’Arc jurassien. Décrivant de grandes tendances, cet outil subjectif s’appuie sur les anticipations des entrepreneurs en matière de volume d’affaire, de résultats financiers, d’investissement et de perception du développement de l’entreprise.

Les prévisions en termes d’entrées de commande pour le début de l’année 2018 indiquent une poursuite régulière de la hausse constatée depuis juin 2017. Les volumes d’affaires gagnent en importance pour la plupart des acteurs industriels, indépendamment de leur taille ou de leur positionnement dans la chaîne de valeurs. Cette homogénéité dans l’anticipation des entrées de commande témoigne de la diffusion progressive d’une dynamique positive, initiée par les grands donneurs d’ordre, à l’ensemble du système interdépendant de PME de l’industrie de la précision, y compris les fournisseurs de biens d’équipement.

En termes de performances financières, les entreprises interrogées escomptent pour la plupart des résultats en nette amélioration pour le premier semestre 2018, en raison de l’activité de la fin 2017 principalement, mais aussi grâce à une stabilisation du franc à un niveau légèrement moins dommageable pour les activités d’exportations et leurs réseaux de production. Les grandes entreprises s’attendent à être plus profitables que les petites dans cette phase, renforçant les divergences de trajectoires mises à jour par la CEP durant la phase ouverte en janvier 2015.

Paramètre crucial déterminant directement le potentiel d’innovation et le maintien de la compétitivité de l’industrie, les capacités d’investissements progressent mais demeurent insuffisantes. Liées aux mauvais résultats obtenus entre 2015 et 2017, elles attestent des effets différés de cette période d’hypothermie et rappellent qu’une sortie de crise n’est pas un acte instantané et auto-réalisé. La prolongation de cette période de bas investissement - voire de capacités  annihilées dans certains cas - engage des effets de long terme et promet des pertes de compétitivité délétères, sans amélioration significative rapide. Les projections relatives au développement de l’entreprise sont, elles, distinctement optimistes pour la grande majorité des acteurs régionaux, malgré quelques situations encore préoccupantes. La stabilité des marchés, principalement la zone euro, l’aplomb horloger et la capacité à générer des marges comptent parmi les facteurs déterminant toute évolution favorable. Ce regain de confiance est bienvenu à l’heure où l’industrie suisse incorpore insensiblement l’apport d’une couche digitale susceptible de modifier en profondeur ses activités.

Des ingénieurs immédiatement requis

La confirmation d’une reprise généralisée accentue notamment le besoin existant d’ingénieurs chez les entreprises industrielles qui détaillent leurs anticipations en la matière et réaffirment leurs besoins. La demande de spécialistes est constante et menace en effet de s’accentuer à l’avenir dans les spécialisations classiques. De plus, les mutations industrielles abondamment décrites depuis quelques temps par les commentateurs nécessitent un certain nombre de compétences et de savoirs, à l’instar des activités économiques actuellement menées. Le baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP) tente d’analyser les prévisions des entreprises en termes de mobilisation de compétences dans l’ingénierie.

Les activités de l’industrie régionale nécessitent ainsi, encore et toujours, l’engagement des savoirs du génie mécanique, du génie électrique, de l’électronique, de l’informatique qui demeurent les grands domaines d’emploi pour lesquels aucune saturation n’est constatée. Des ingénieurs en microtechnique, en électronique, en technologie de fabrication, en méthode, des ingénieurs constructeurs et - bien évidemment dans ce mouvement insensible de digitalisation - des ingénieurs en informatique, particulièrement les spécialistes du logiciel pour lesquels la demande est critique, seront assurément employés dans les prochaines années selon les entreprises interrogées à ce sujet. Ces anticipations contredisent les présomptions de surcapacité de l’industrie suisse en matière d’ingénierie dans les domaines classiques.

Il faut cependant émettre l’hypothèse d’une évolution des conditions de bases de recours aux ingénieurs, les entreprises industrielles greffant de plus en plus fréquemment une prestation de services sur leurs activités originelles. Une tendance menant les ingénieurs vers des postes de cadres, dans la vente ou la maintenance à l’étranger, illustre par exemple ce phénomène. Cette translation demande des compétences nouvelles, des connaissances linguistiques étendues dépassant le niveau actuel et un ensemble de savoir-être.

D’autre part, l’interconnexion graduelle des équipements et des machines rendue possible par l’internet des objets (IoT) signe le besoin accru de connaissance élargies dans les domaines apparentés à la spécialisation initiale. « Les approches transversales, la capacité à intégrer différents apports et celle à favoriser les interactions s’imposent comme des postures incontournables pour les jeunes ingénieurs » avance Patrick Linder, directeur de la CEP. Dans la foulée, l’émergence possible d’un profil d’ingénieur généraliste, apte à synthétiser différents domaines, pour gérer des projets et planifier des évolutions trans-sectorielles, doit être considérée.

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