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Baromètre industriel du Jura bernois

 

Anticipation des dynamiques industrielles et clé de lecture

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Plafonnement des activités industrielles pour le troisième trimestre 2019

La phase de déploiement continu que connaît l’industrie régionale depuis deux ans atteindrait son apogée durant le troisième trimestre 2019 selon le baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP). Cet outil d’appréciation des dynamiques du secteur secondaire indique que les entreprises s’attendent à un tassement de leurs entrées de commandes dans les prochains mois conduisant à une stabilisation du fonctionnement de l’industrie à un niveau qui demeure notablement élevé. Certains acteurs, rares cependant, révèlent des baisses significatives tant en termes de volume d’affaires ou de résultats financiers. « Composé d’entreprises complémentaires et interdépendantes, le tissu industriel du Jura bernois s’apparente à un système de production cohérent dont les microtechniques sont le dénominateur commun ; l’aplomb montré par les entreprises dans le moyen terme s’impose comme un indicateur de premier plan face aux anticipations à court terme » nuance Patrick Linder, directeur de la CEP.

Baromètre industriel, troisième trimestre 2019

Une stabilisation de la phase de déploiement continue des activités industrielles inaugurée en 2017 s’annonce selon les données extraites lors du dernier sondage opéré par le baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP). Cet instrument de compréhension des grandes tendances de l’industrie plonge au cœur des entreprises et interroge de manière régulière les anticipations en matière de volume d’affaires, de résultats opérationnels, de capacités d’investissement et de développement des entreprises à moyen terme. Dessinant de grandes orientations et permettant l’établissement d’une compréhension plus précise des enjeux du secteur secondaire régional dans sa dimension systémique, le baromètre industriel de la CEP cherche à mettre en exergue les tendances des prochains mois.

Les attentes en matière d’entrées de commande particulièrement indiquent un ralentissement de la dynamique positive initiée en 2017 s’étant propagée de manière progressive au tissu industriel régional. Pour la première fois depuis deux ans, les anticipations des entreprises montrent dans le meilleur des cas une stabilisation du volume d’affaires, pour les petites comme pour les plus grandes entreprises. Certains cas isolés font état de prévisions d’entrées de commandes à la baisse, les réductions s’avérant toutefois mesurées. Ce plafonnement des activités industrielles suggère que l’apogée de cette phase vertueuse est atteinte, en dépit du maintien global à un haut niveau de fonctionnement.

Les indicateurs de moyen terme auscultant la perception du développement  de l’entreprise, confortent l’hypothèse d’un palier atteint par l’industrie. La stabilisation est clairement perceptible dans les perspectives de développement affichées par les acteurs industriels avec, dans certains cas, des visions de contraction des activités dans l’année s’annonçant. La forte homogénéité dans l’aplomb montré par les entreprises témoigne pourtant du haut niveau de fonctionnement actuel de l’industrie régionale.

Les résultats opérationnels s’avèrent cependant tributaires de cette configuration et ne montrent aucune progression notable. « Ce paramètre doit attirer l’attention en raison du caractère cyclique de la conjoncture industrielle. Mises en regard des phases plus délicates, les séquences positives s’avèrent ainsi capitales et susceptibles de déterminer la destinée des entreprises. La capacité à dégager du profit, à renflouer les trésoreries, à investir de manière compacte dans les périodes fastes est essentielle. Or, la relative faiblesse des marges, déterminée par de nombreux facteurs externe, met en question la profitabilité à long terme des entreprises et définit une nouvelle équation dont la résolution ne peut passer que par l’amélioration de la productivité et le recours à des technologies de pointes » commente Patrick Linder directeur de la CEP.

Durablement affectées depuis 2015, les capacités d’investissement, se sont graduellement résorbées dès 2017, bien que les petites entreprises ont longtemps peiné à recouvrer les moyens nécessaires à assurer leur compétitivité. Les anticipations dans ce registre pour le troisième trimestre montrent, elles aussi, une stabilisation de l’investissement pour les plus grandes entreprises alors que les plus petites voient leurs possibilités s’améliorer encore.

Accès au lieu de travail : un modèle spatial particulier

Une question précise accompagne les sondages réguliers du baromètre industriel de la CEP et permet d’interroger de manière ponctuelle les entreprises sur des thématiques particulières, des préoccupations de fonds ou des enjeux détaillés. La problématique de l’accès au lieu de travail a fait l’objet d’une analyse ad hoc.

En dépit de la limitation du nombre de places de parc autour des entreprises, l’accès au lieu de travail ne constitue actuellement pas un problème majeur aux yeux des acteurs industriels interrogés. Ces constats sont à relier à une particularité du modèle historique de développement spatial des activités industrielles propres à l’Arc jurassien. Avec des PME de taille moyenne localisées de manière disséminées dans les vallées et les localités, la région offre une certaine proximité de l’emploi avec les lieux d’habitation. Cette spécificité tend à contenir dans une certaine mesure le problème du recours systématique à la voiture individuelle. De fait, de nombreuses entreprises emploient des ressources dans leur immédiate proximité, créant la possibilité d’une mobilité douce vers les lieux de travail.

Corrélée à cette particularité, l’accessibilité en transports publics devrait être améliorée selon de nombreuses entreprises. Densification, réseaux doux de transport correspondant aux horaires de travail, lien entre gares et entreprises comptent parmi les domaines mis en évidence. La dissémination, la densité modeste des activités et la géographique physique influent sur ces aspects qui recèlent pourtant un important potentiel d’amélioration.

Digne d’intérêt, le co-voiturage semble plutôt concerner à ce stade les grands acteurs et l’emploi frontalier. Si des politiques sont déjà mises en œuvre dans certaines entreprises, la pertinence d’actions, d’incitations et de partages de bonnes pratiques est néanmoins reconnue. Une offre de co-voiturage avec des zones de parc mises à disposition à différents endroits mériterait d’être étudiée en étant moins focalisée sur les entreprises que sur les zones d’activités. Dans cette perspective, les flux importants existant quotidiennement entre le Jura bernois et Bienne doivent absolument être considérés et faire l’objet d’actions précises destinées à soulager l’encombrement routier. Elles passent indubitablement par l’adaptation d’infrastructures.

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