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Baromètre industriel du Jura bernois

 

Anticipation des dynamiques industrielles et clé de lecture

Affermissement de la confiance pour 2019 et ouverture des entreprises à des offres d’emplois qualifiés pour réfugiés

Les acteurs du secteur secondaire affichent uniformément un solide aplomb pour le premier trimestre 2019, en dépit de particularités propres à chaque entreprise, selon le baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP). Cet outil d’anticipation des dynamiques industrielles d’une région parmi les plus denses de Suisse du point de vue du secteur secondaire met toutefois en exergue la persistance de différences, parfois importantes, entre petites et grandes entreprises ou en fonction du positionnement dans le processus de production. Si les attentes des entrepreneurs en matière de volume d’affaire indiquent une stabilisation du déploiement des activités, la propagation de cette phase positive à l’ensemble des acteurs du système de production interdépendant de l’Arc jurassien demeure toutefois récente.  « Cette séquence, saine au plan industriel, n’est pas encore apte à résorber intégralement le retard d’investissement accusé par les petites entreprises encore pénalisées par les effets monétaires depuis de longues années » avance Patrick Linder, directeur de la CEP. Interrogées complémentairement au sujet de leur éventuelle disposition à offrir à l’avenir des emplois qualifiés à des réfugiés (notamment en statut d’admission provisoire), les entreprises sondées montrent une ouverture incontestable à condition que des principes clairs soient établis.

Baromètre industriel, premier trimestre 2019

Plongeant au cœur des entreprises, le baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP) met en exergue de grandes tendances et fournit des clés de lectures des dynamiques industrielles. Les anticipations révélées pour le premier trimestre 2019 par cet outil d’appréciation confirment la poursuite d’une période globalement positive pour l’industrie, malgré l’existence de disparités flagrantes qui suggèrent une complexité nouvelle dans la configuration du système de production régional.

Les prévisions de commandes effectuées par les entreprises laissent imaginer une légère augmentation du volume d’affaires pour le premier trimestre 2019. Pour les plus petites entités (moins de 50 employés), souvent en amont de la chaîne de production, la croissance des entrées de commandes s’avère, pour l’ensemble, plus importante et confirme un décalage d’environ 9 mois dans la transmission de la demande. « Cette polyrythmie des effets de reprise  s’impose comme une donne nouvelle, propre à cette phase conjoncturelle et probablement reliée à des mutations structurelles profondes du système de production microtechnique dont l’horlogerie reste le domaine d’application phare » commente Patrick Linder, directeur de la CEP. Ces anticipations positivent en termes de volumes d’affaire occultent l’existence de cas individuels toujours impactés par le choc monétaire de 2015 et son train de conséquences.

Les résultats financiers devraient s’avérer satisfaisants pour cette période bien que la faiblesse des marges continue d’entraver à moyen terme la compétitivité de la place industrielle nationale. Si les plus grandes sociétés n’anticipent pas d’amélioration substantielle des résultats opérationnels au cours du premier trimestre 2019, une proportion considérable de petites sociétés s’attend à une consolidation de leur situation financière. Ce décalage correspond à la reprise différée des activités dans le processus de production.

L’investissement demeure, depuis plus de trois ans, le domaine de préoccupation principal concernant le secteur secondaire régional. Si les capacités de financement de la technologie et du développement de projet se sont reconstituées dans les plus grandes entreprises, les plus petites, peinent encore à investir pour maintenir leur compétitivité. Révélées par le baromètre industriel de la CEP durant la phase de crise et de sortie de crise de ces dernières années, ces entraves structurelles au financement de l’innovation mettent sous pression les acteurs industriels et menacent à terme l’existence de compétences de base dans le tissu industriel ou celle de ressources spécialisés, nécessaires à l’ensemble du système.

Enfin, l’aplomb montré par l’industrie régionale pour 2019 se traduit principalement dans le baromètre de la CEP au travers du paramètre de la perception du développement de l’entreprise à moyen terme. Les attentes des acteurs industriels en la matière sont dans l’ensemble optimistes et indiquent à ce stade une année 2019 dans la lignée des derniers mois de 2018, malgré l’existence de destinées dissemblables. Ces projections alimentent distinctement la confiance affichée actuellement par le secteur secondaire.

Ouverture à des emplois qualifiés pour réfugiés

Interrogées au sujet de leur potentielle ouverture à offrir, à l’avenir, des emplois qualifiés à des réfugiés (ou des migrants en admission provisoire) accueillis dans la région au sens large, les entreprises sondées par le baromètre industriel de la CEP montrent de claires dispositions à ce sujet, dans le cadre d’un système - à établir - réglant la question du permis de travail, des assurances, de la responsabilité et basé, par exemple, sur le modèle des chèques-emploi.

En effet, la situation actuelle ne semble pas réunir les conditions idéales pour que les entreprises proposent des postes à des réfugiés (particulièrement en admission provisoire). Difficultés administratives et délais parfois trop long pour l’obtention des autorisations correspondent mal aux besoins de réactivité de l’industrie. La nécessité de centraliser administrativement et de simplifier le processus de requêtes est ainsi fréquemment relevée, par exemple dans le cadre d’une structure dédiée. Une régulation stricte de la question soutiendrait indubitablement l’employabilité des réfugiés aux yeux des PME du secteur secondaire. L’obligation d’éviter les abus et de couper toute tentative de dumping salarial complète le catalogue synthétisant les clauses à remplir.

Prêtes à réfléchir à offrir des emplois qualifiés à une population issue de la migration, les entreprises soulignent toutefois quelques prérequis comme des qualifications correspondant aux postes recherchés, un certain degré d’intégration, notamment en termes linguistiques, ou des durées de contrat minimales liées à l’effort de formation nécessaire. Ces offres d’emplois ne devraient, commentent certaines entreprises, de surcroit pas être faites au détriment des travailleurs locaux ou en engendrant une pression à la baisse sur les salaires. La recherche de qualifications très spécialisées et reliées à l’expérience ou aux savoir-faire spécifiques de l’industrie de la précision compte parmi les rares facteurs de non-entrée en matière identifiés.

Les grandes difficultés que connaît le secteur industriel régional dans le recrutement de techniciens et de spécialistes expliquent en partie cet intérêt, particulièrement dans le domaine des postes à durée déterminée, aujourd’hui très difficiles à pourvoir. Pourtant, le fait de donner une chance à des personnes désireuses de travailler et celui de contribuer à une facilitation doit être également mentionné dans les éléments de motivation affichés par les entreprises prêtes à offrir des emplois qualifiés à des migrants détenteurs d’un livret F ou d’un permis B.

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