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Baromètre industriel du Jura bernois

 

Anticipation des dynamiques industrielles et clé de lecture

Renforcement d’une phase positive malgré des marges trop faibles

La séquence positive dont profite le secteur secondaire depuis plusieurs mois est appelée à se prolonger, en dépit de discrets signaux de tassement, jusqu’au début de l’année 2019 au moins selon le dernier sondage du baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP). Cet outil de compréhension des tendances industrielles met en lumière les anticipations des entreprises et fournit des clés de lectures détaillées des enjeux du secteur secondaire. Si le volume d’affaires poursuit son augmentation, les capacités d’investissement n’évoluent pas au même rythme et continuent de rester très limitées pour les petites entreprises. « La vigoureuse dynamique à l’œuvre actuellement ne peut être exploitée pleinement pour régénérer les lésions occasionnées au potentiel d’innovation et aux capacités de production entre 2015 et 2017 en raison de marges faibles et d’un franc toujours trop fort » commente Patrick Linder, directeur de la CEP. La particularité de cette configuration laisse craindre, en cas de ralentissement, des conséquences pour la pérennité d’activités de base, socle nécessaires aux domaines à haute valeur ajoutée, et pour les petites entreprises, très exposées.

Baromètre industriel, prévisions pour le quatrième trimestre 2018

Les anticipations collectées régulièrement auprès des entreprises au moyen de l’outil conjoncturel développé par la CEP permettent la mise à jour de grandes tendances, indicatives des enjeux du secteur secondaire d’une région parmi les plus industrielles de Suisse. « L’interdépendance du système de production régionale engage à la description de défis communs et à la mise en évidence des conditions structurelles particulières qui n’apparaissent pas lors d’une analyse sectorielle » précise Patrick Linder.

Le volume d’affaire compte parmi les domaines couramment examinés par le baromètre industriel de la CEP. Les perspectives pour le quatrième trimestre 2018 laissent entrevoir la continuation de l’augmentation progressive des entrées de commandes dans tous les domaines et pour l’ensemble des étapes de la chaîne de valeur. Ce développement permet à l’industrie régionale de se rapprocher peu à peu du niveau de fonctionnement atteint en termes de volume d’affaires dans les années 2013-2014. Cependant, les attentes d’entrées de commandes s’avèrent plus timides au sein des petites entreprises qui semblent bénéficier ainsi de manière moins directe de l’élan actuel de l’économie.

Les performances financières attendues par les acteurs industriels correspondent à la dynamique générale d’affaires mais tiennent compte de paramètres externes qui influent durablement sur les résultats. Des marges trop faibles voire inexistantes dans certains cas rappellent que le franc suisse demeure trop fort et pénalise les entreprises actives à l’exportation ainsi que leurs réseaux de sous-traitants et fournisseurs. La capacité des entreprises à être profitable durant de longues périodes est pourtant une condition incontournable de la pérennité des activités industrielles en Suisse. A ce titre, les résultats prévus ne semblent pas à la hauteur du travail engagé.

Le paramètre des capacités d’investissement, conditionnant directement le potentiel d’innovation des entreprises, montre des destinées chroniquement dissemblables selon la taille des entreprises interrogées. Les grandes PME affichent des capacités désormais satisfaisantes qui permettent le développement de projets et soutiennent la compétitivité technologique. De leur côté, les plus petites entreprises voient leurs capacités d’investissement progressivement rétablies, mais à un rythme lent et à un niveau trop faible pour être effectivement en mesure de combler le retard accumulé entre 2015 et 2017. « Cette faiblesse liée à des particularités structurelles et aux modalité d’organisation du système de production ne doit pas occulter l’importance qu’ont les petites PME et les activités de base pour l’ensemble du secteur secondaire. L’incapacité actuelle à financer leur compétitivité et leur adaptation concerne in fine l’ensemble du système » insiste Patrick Linder.

Une solide confiance dans le développement à moyen terme des activités du secteur secondaire dans la région transparaît de manière notablement homogène du baromètre industriel de la CEP. La perception de l’évolution de l’entreprise est positive pour l’ensemble des acteurs interrogés et donne stabilité et sérénité au secteur industriel.

L’égalité salariale entre hommes et femmes, une obligation morale

Interrogées complémentairement au sujet de l’impact d’une égalité salariale réglementée par la loi entre hommes et femmes, les entreprises affichent une position univoque. Elles revendiquent la primauté de l’obligation morale de rémunérer, pour un même poste, de manière identique indépendamment du genre. De fait, une grande majorité d’entreprises pratique déjà l’égalité salariale entre hommes et femmes pour des tâches équivalentes et s’estime non impactée par une obligation. Les rares entreprises ne pratiquant pas une rémunération formellement identique entre hommes et femmes font état de démarches en cours pour atteindre rapidement l’égalité salariale. Les compétences et l’implication sont les critères privilégiés pour les salaires alloués, indépendamment du genre ou d’autres paramètres. Qui plus est, quelques acteurs sondés déplorent accessoirement une sous-représentation féminine dans les domaines techniques pourtant non liés à un genre.

Enfin, d’aucun soulignent l’inscription du débat sur l’égalité de salaires entre genres dans une problématique plus vaste concernant la place de la femme et son intégration dans le marché du travail. Alors que de nombreuses tâches familiales et domestiques restent assumées par les femmes en dépit d’évolutions nécessaires dans ce registre, l’environnement et les structures d’accueil par exemple ne sont pas idéalement adaptés aux besoins effectifs. Il paraît dès lors impératif d’ambitionner, rapidement, la prise de dispositions pour que, en Suisse, chaque et femme et chaque homme puisse travailler selon son choix et suivre une carrière, même si des enfants sont à charge. En parallèle, la garantie d’un accès permanent pour les femmes aux plus hauts niveaux politique et économique reste non négociable pour l’économie suisse.

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