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Baromètre industriel du Jura bernois

 

Anticipation des dynamiques industrielles et clé de lecture

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Enclenchement de mécanismes affectant l’industrie

L’érosion des activités industrielles se confirme pour la fin l’année, dans la continuité des tendances actuelles, selon les données extraites du baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP). Les prévisions de commandes, en baisse dans différents domaines, attestent de l’arrêt de la dynamique vertueuse des dernières années, mais n’impactent pas frontalement le tissu industriel en termes de capacités d’investissement ou de pérennité des activités. Le décryptage causal met en lumière l’interférence de facteurs conjoncturels, sectoriels, politiques et événementiels globaux. « Manque de visibilité, baisses dans l’automobile et sur le marché allemand particulièrement, incertitudes liées aux tensions sino-américaines, perturbations à Hong-Kong, force du franc suisse : les ingrédients congestionnant le fonctionnement de l’économie sont réunis. Leur interaction néfaste renforcée par des effets psychologiques pourrait mener dans les mois qui viennent à une situation compliquée pour l’industrie régionale » analyse Patrick Linder, directeur de la CEP.

Prévisions pour le quatrième trimestre 2019

Le baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP) est un outil de compréhension des dynamiques du secteur secondaire basé sur les anticipations des entrepreneurs. Sondant une région disposant d’un secteur secondaire parmi les plus compacts de Suisse, il synthétise une bonne part des défis auxquels la place industrielle suisse est confrontée dans le domaine de l’horlogerie, des moyens de productions, de la microtechnique et de l’usinage de composants. Indicatif de grandes tendances et analysant les projections pour les prochains mois, il met en lumière les tenants et aboutissants de l’industrie.

Les analyses effectuées pour le quatrième trimestre 2019 révèlent une contraction généralisée mais inégale du volume d’affaires. Si certaines entreprises s’attendent à travailler jusqu’à la fin de l’année au même niveau que lors du dernier trimestre, la plupart anticipent des réductions parfois considérables ou abruptes. L’indicateur des entrées de commandes souligne le renforcement de signaux présents - tout d’abord de manière diffuse - depuis la fin du premier trimestre 2019 et témoigne de l’arrêt d’une phase vertueuse de près de trois ans. L’homogénéité des anticipations et leur coordination chronologique suggère un mouvement conjoncturel cyclique sans qu’aucun élément ne permette d’en évaluer l’amplitude.

Au plan des résultats opérationnels, les attentes traduisent une maîtrise de la situation avec des performances encore satisfaisantes quoiqu’en péjoration pour bon nombre d’entreprises. Si l’expérience du tissu industriel régional en matière de gestion des fluctuations de la marche des affaires le prémunit partiellement, de faibles entrées de commandes sur une période plus longue influeront cependant rapidement sur les résultats. Dans la même logique, les capacités d’investissement, cruciales pour le maintien de la compétitivité, semblent éviter les répercussions directes d’un volume d’affaires contracté. Ainsi, grandes et petites entreprises conservent des possibilités d’investir similaires à celles des derniers mois. L’interdépendance de l’industrie régionale, la complémentarité des entreprises et la chaîne de valeur imbriquée de l’industrie de l’Arc jurassien donnent à l’indicateur de l’investissement une importance de premier plan pour examiner la dimension systémique de l’industrie.

Conséquence de cette configuration accentuée par une absence de visibilité caractéristique, les projections de moyen terme tempèrent l’optimisme uniformément affiché les dernières années en termes de perspectives de développement. Avec une confiance invariable dans la pérennité des activités, les entreprises montrent désormais une certaine prudence dans leurs projections.

Un examen superficiel de l’origine de cette situation met en exergue l’influence de facteurs variés, mais agissant concomitamment et se renforçant mutuellement en termes d’impact. Leur interaction est le mécanisme complexe, appuyé par des effets connus d’anticipations, qui affecte actuellement l’industrie régionale.

Les mouvements conjoncturels profonds mis à part (niveaux Juglar, Kuznets ou Kondratieff), l’atonie du marché allemand et des pays alpins plus généralement figure au premier rang des causes évoquées par les entreprises. Si l’industrie automobile joue un rôle prédominant pour cette zone, la faiblesse de son besoin actuel tant en termes de moyens de productions que de composants engendre de plus un impact immédiat et considérable pour les entreprises régionales. En plus d’aggraver le climat de défiance et de nourrir une incertitude générale mais sans incidence factuelle, les tensions commerciales entre USA et Chine promettent pour leur part des retombées négatives concrètes pour de petites sociétés suisses actives dans des niches ou intégrées dans des chaines de valeur internationales. Dans l’horlogerie, principal domaine d’application du système de production régional, les événements récents de Hong Kong touchent directement les ventes. Si les grands groupes et les marques prestigieuses montrent un solide aplomb face aux aléas de la demande sur de grands marchés, certaines sociétés plus modestes et n’ayant pas encore complétement recouvré de la situation de 2015 s’avèrent plus sensibles. A terme, des conséquences pour les sous-traitants et les fournisseurs sont à envisager. Enfin, la force du franc continue de déployer des effets pénalisants pour les entreprises suisses, à différents niveaux et dans différentes perspectives temporelles.

Instabilité de la politique internationale, sentiment d’incertitude, manque de visibilité : la terminologie en vigueur dans les réponses des entreprises rappelle la dimension psychologique classique des mécanismes de congestion. Ces différents facteurs accentués par des effets de prudence et d’attentisme ont ainsi la physionomie d’une situation à considérer avec diligence. « Dans ce contexte, la mise en œuvre rapide par l’administration de récentes optimisations des outils de soutien, comme la prise en charge du salaire des maîtres d’apprentissage en cas de RHT, sont exigés » insiste Patrick Linder, directeur de la CEP. « De plus, une évaluation fondamentale des actions envisageables pour soutenir, dans les PME, l’innovation serait plus que bienvenue au niveau fédéral ; il conviendra de l’appuyer sur les enjeux concrets des entreprises et de l’épargner des conceptions doctrinales usuelles ».

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