Accueil Inscription / Connexion
Afficher le menu
Rejoignez-nous!
Fédérer,
Développer,
Agir

Baromètre industriel du Jura bernois

 

Anticipation des dynamiques industrielles et clé de lecture

Poursuite d’une séquence positive pour l’industrie malgré des interrogations dans l’horlogerie

La séquence positive que connaît le secteur secondaire depuis plusieurs mois devrait se poursuivre durant le deuxième trimestre 2019 selon le baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP). Cet outil d’appréciation des grandes tendances plongeant au cœur des entreprises indique une stabilisation du niveau de fonctionnement du système de production interdépendant de la région, dont l’horlogerie reste incontestablement le débouché principal. Un ralentissement de la croissance du volume d’affaires est cependant perceptible chez certains acteurs industriels alors que les espérances en matière de résultats financiers sont tempérées. « Une dichotomie nette s’est opérée durant les premiers mois de 2015 à la suite du choc monétaire ; depuis lors, les petites entreprises, souvent très spécialisées, éprouvent une pression - notamment sur leurs marges - de laquelle elles peinent à se soustraire. La complémentarité du système de production microtechnique pourrait ainsi être compromise si cette configuration s’installe durablement » souligne Patrick Linder, directeur de la CEP. Dans ce contexte, les évolutions perceptibles actuellement dans l’horlogerie semblent avant tout nécessiter une redéfinition de l’agencement productif dans lequel produits complexes, impératifs de précision et finition exigeante compensent l’inéluctable baisse du volume dans l’entrée de gamme.

Baromètre industriel, deuxième trimestre 2019

Les anticipations des entreprises du secteur secondaire pour le deuxième trimestre 2019 indiquent une prolongation de la séquence positive dont bénéficie une large part de l’industrie régionale depuis près de deux ans. Emanant du baromètre industriel de la Chambre d’économie publique du Jura bernois (CEP), ces prévisions et leur homogénéité rappellent la communauté de destin dans laquelle fonctionnent les entreprises et soulignent la dépendance aux mêmes marchés dont l’horlogerie reste, sans conteste, le plus notable.

Au plan des entrées de commandes, les attentes des entreprises dessinent une légère augmentation globale du volume d’affaires, inscrite dans la continuité des tendances relevées les derniers mois. Du point de vue des prévisions de commandes, l’industrie régionale semble avoir retrouvé, dans l’essentiel des secteurs, le niveau de fonctionnement des années 2013-2014. Cette phase conjoncturellement satisfaisante ne doit cependant pas occulter un ralentissement de la croissance du volume d’affaires perceptible chez certains acteurs industriels.

En matière de résultats opérationnels, les entreprises escomptent d’une manière générale des performances comparables aux derniers trimestres. Les attentes financières se fixent à un niveau où la profitabilité des activités industrielles doit être questionnée, notamment dans une perspective de durabilité. A certains égards, les marges s’avèrent trop faibles pour financer de manière pérenne la compétitivité. Accentuant ce contexte, les anticipations négatives de certaines entreprises, parmi les plus petites surtout, constituent un point d’attention majeur.

L’indicateur des capacités d’investissement du baromètre industriel de la CEP concerne directement le maintien de la compétitivité et le financement des ressources d’innovation. Demeurant satisfaisant depuis quelques mois  pour les plus grandes entités, il montre, enfin, une amélioration dans certaines petites entreprises, longtemps et lourdement pénalisées dans ce registre. Le retard accumulé dans le développement de projets et les investissements de nature technologique est considérable et ne doit aucunement être accentué dans les années qui viennent, sous peine de mettre en péril de petites entreprises industrielles maîtrisant des compétences nécessaires à l’ensemble de l’écosystème microtechnique régional.

Indépendamment de ces éléments, la tonalité favorable du contexte industriel actuel ouvre des perspectives de confiance dans le moyen terme, comme le traduisent les prévisions des acteurs du secteur secondaire en matière de développement de l’entreprise. Ce paramètre suggère la consolidation des activités pour l’essentiel des entreprises, indépendamment de leur taille ou de leur positionnement dans la chaîne de valeur.

Impact des évolutions horlogères sur le tissu industriel

Domaine moteur de la région et prescripteur principal des besoins microtechniques, l’horlogerie suisse connaît certaines évolutions dont le baromètre industriel de la CEP a cherché à décrypter  les effets attendus sur les entreprises de production, de sous-traitance, d’équipement ou de technologies de production au travers d’une question ad hoc.

La dépendance à l’horlogerie d’un tissu industriel historiquement développé pour la production de montres est, si besoin, confirmée. Perceptible depuis quelques années, la baisse générale de volume dans l’entrée de gamme se conjugue avec les fortunes diverses des grands donneurs d’ordre horlogers et l’irruption sur les marchés mondiaux de montres connectées qui provoquent une nouvelle bataille pour la maîtrise du poignet. Si un nombre important de sociétés régionales sont principalement actives dans le milieu et le haut de gamme depuis de longue date, d’autres proposent leurs compétences à l’ensemble de l’horlogerie suisse. Compensée par de bonnes performances dans les segments supérieurs et les produits complexes, la baisse de volume dans l’entrée de gamme impacte modérément le système de production régional mais pose toutefois de nouveau défis de nature industrielle pour l’écosystème de production microtechnique au service de l’horlogerie.

Les exigences en termes de précision et de qualité pour des produits mécaniques complexes au niveau de finition très élevé engendrent paradoxalement une hausse du volume global de production alors que le nombre total de montres produites en Suisse baisse. Nombre croissant de composants, finition intransigeante et précision extrême expliquent cette hausse du besoin de production d’éléments qui relève cependant d’un nouveau paradigme. Cette tendance est largement soutenue par les impératifs du Swiss Made qui se substituent partiellement à l’érosion de l’entrée de gamme. D’importants investissements dans de nouveaux moyens de production de toute dernière génération, à un degré d’automatisation avancé, sont nécessaires pour répondre à ces nouveaux besoins, principalement en raison de la pression sur les prix des composants.

La quête de l’amélioration de la productivité dans l’horlogerie se prolonge ainsi, rendue plus urgente encore en raison des effets monétaires négatifs. Dans ce contexte de nouvel équilibre productif, les répercussions des mouvements conjoncturels et les phénomènes de congestion dans la commercialisation des montres suisses promettent des effets encore plus directs et brutaux sur le tissu industriel.

Affaires

  • 3e trim.
  • 4e trim.
  • 1er trim.
  • 2e trim.
Plus de 50 employés

Affaires

  • 3e trim.
  • 4e trim.
  • 1er trim.
  • 2e trim.
Moins de 50 employés

Finances

  • 3e trim.
  • 4e trim.
  • 1er trim.
  • 2e trim.
Plus de 50 employés

Finances

  • 3e trim.
  • 4e trim.
  • 1er trim.
  • 2e trim.
Moins de 50 employés

Investissement

  • 3e trim.
  • 4e trim.
  • 1er trim.
  • 2e trim.
Plus de 50 employés

Investissement

  • 3e trim.
  • 4e trim.
  • 1er trim.
  • 2e trim.
Moins de 50 employés

Entreprise

  • 3e trim.
  • 4e trim.
  • 1er trim.
  • 2e trim.
Plus de 50 employés

Entreprise

  • 3e trim.
  • 4e trim.
  • 1er trim.
  • 2e trim.
Moins de 50 employés

Accès directs