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Une vision forte, sereine et responsable #Covid-19

Eric Schnyder
Posté le 11.05.2020
Actualité CEP

A présent que la situation sanitaire semble sous contrôle, en attendant une éventuelle 2ème vague, nous devons affronter les conséquences économiques difficiles engendrées par cette pandémie.

Les dégâts "indirects" risquent fort bien d’être plus importants que prévus, touchant durement les individus. D’ailleurs les sondages le montrent très bien, l’anxiété de la population s’est déplacée sur le volet économique.

Alors chacun y va de sa théorie alphabétique de sortie de crise, avec une forme en V, W, U, ou pire, un L qui pourrait engendrer une grande dépression qui s’installerait pendant plusieurs années.

Quelqu’un aura forcément eu raison, mais aujourd’hui personne n’a aucune certitude et l’on ne peut pas gérer nos entreprises en attendant une réponse sortie d’une boule de crystal.

Pour les sociétés industrielles comme Sylvac, il est en revanche possible d’apprendre à naviguer à vue, à condition d’avoir minutieusement préparé différents scénarios et les actions qui devraient être mises en place à chaque étape. Une analyse approfondie des risques est nécessaire, et c’est aussi l’occasion de rechercher les opportunités potentielles.

Dans le cas du scénario optimiste, on devrait être capable de rebondir rapidement, il est donc essentiel de conserver ses ressources et ses capacités, ainsi qu’une bonne réactivité afin d’ajuster ses approvisionnements.  Il s’agit aussi de trouver un juste milieu entre une diminution des inventaires afin de générer des liquidités et la disponibilité des composants ou matière première.

Le scénario réaliste devrait plutôt nous permettre d’attendre presque sereinement la reprise en limitant au maximum nos pertes. Nous pourrions même profiter de cette situation pour encore optimiser les processus, alléger les structures de coûts, augmenter les compétences et pourquoi pas recentrer le modèle d’affaire en profitant des premières leçons apprises durant ces dernières semaines.

Les entreprises familiales ont usuellement la chance d’avoir moins de pression sur le rendement du capital que celles en main d’investisseurs et peuvent accepter une certaine période avec des pertes, pour autant que les réserves soient suffisantes.

Il s’agirait enfin de préparer le scénario du worst case, qui sera de toute manière économiquement et émotionnellement très difficile à vivre. Les critères pour son déclenchement doivent être définis. Même si la probabilité ne devrait pas être très élevée, ceci permettrait de conserver la tête froide pour sauver l’essentiel et être plus serein lors de la gestion délicate de cette éventuelle étape.

En appliquant ce type de méthode, Sylvac reste agile à s’adapte à l’évolution rapide de la situation tout en étant préparée à saisir les opportunités qui se présentent. Ainsi, il serait même possible d’en ressortir renforcé, surtout qu’en principe la période après crise est usuellement fort intéressante au niveau rentabilité.

 

Je vous souhaite une bonne santé physique, psychique et économique !

 

Eric Schnyder

CEO Sylvac SA &

Membre de la Commission Industrie de la CEP

 

 

 

 



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